Indochine offre Hanoï pour son 3eme Bercy complet

Entretien avec Nicola Sirkis.
Indochine. Dernier concert de l’Alice & June Tour. Le 19 mai 2007, Paris Bercy. COMPLET.

NICOLA SIRKIS. Photo : Chris DELAMARE

Salut Nicola, on va parler du concert d’Indochine du 19 mai 2007 au POPB de Bercy à Paris, dernière date de la tournée Alice & June avant les festivals d’été. Cette tournée aura alors rencontré un public de plus de 500 000 spectateurs en près de 70 dates pour la plupart jouées à guichets fermés, faisant d’Indochine le plus grand groupe de scène en France.
Ce concert qui affiche complet depuis quelques mois est très attendu par votre public. Comment ça va se passer ? Tu peux m’en parler ?

Ça va se passer simplement. C’est le dernier concert officiel de la tournée, c’est la dernière fois que nous jouons avec les décors d’arbres déracinés, les fleurs, les écrans vidéo, etc. On a pris la décision de refaire Bercy après les deux premiers complets de décembre 2006. On a décidé de prendre le risque d’en ouvrir un troisième et en fait… On aurait même pu en ouvrir un quatrième… Mais bon… Ça va.

Vous allez accueillir l’orchestre symphonique d’Hanoï, un bonus de fin non négligeable.
C’est un concert qui va durer un peu plus longtemps que les premiers Bercy. Entre 2005 et 2007, on a ajouté de nouveaux titres comme Vibrator et Starlight, de nouveaux films, etc. Et pour Bercy nous invitons sur scène avec nous l’orchestre symphonique d’Hanoï pour des versions «classique» des morceaux, comme lors des concerts anniversaires vietnamiens de l’année dernière.

Pour les vingt-cinq ans il était temps pour le groupe d’avoir cet hommage de la partie de la culture qui est la musique classique. On a réussi à faire quelque chose avec deux cultures différentes.
J’ai tellement été secoué par la réaction des vieux fans comme des nouveaux après notre concert du 6 juin 2006 à Hanoï avec cet orchestre. Mais c’était loin… Alors pour clôturer cette tournée, pour remercier le public, pour permettre à ceux qui n’ont pas pu se rendre à cet événement, nous avons souhaité une dernière date comme celle-ci, avec cet orchestre de plus de 60 musiciens, qui joueront avec nous au cœur du spectacle pendant une trentaine de minutes des morceaux d’Alice & June et de Dancetaria.
La donne technique est donc un peu compliquée… Mais à un moment donné l’écran du fond de scène se lèvera et laissera apparaître le symphonique d’Hanoï.


L’une des forces d’Indochine réside dans son univers visuel. Sur cette tournée, vous avez sorti le grand jeu. Alors bilan ?

On est dans un esthétisme, pour une fois qu’on avait les moyens de le faire.
L’idée était que l’on retrouve toute l’atmosphère de la pochette d’Alice & June , Mark Ryden etc…


Pochette d’Alice & June. (Peggy.M)

Cet univers de l’enfance que l’on a beaucoup reproché à Indochine, transposé dans un monde violent d’adultes me plaît beaucoup. La confrontation du passage de l’âge d’enfant à adulte… C’est un univers qui me concerne, je suis en plein dedans avec ma fille. La tournée avec la mini-forêt d’arbres morts et les fleurs, c’est à la fois le paradis et l’enfer, le cauchemar et le rêve.

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Indochine et la forêt des cauchemars. (D.R.)

Cet effet avec les rideaux qui tombent les uns après le autres me plaît beaucoup. Le démarrage du show avec la petite fille au tambour, puis dix, puis Cérémonia, c’est ça. On rentre dans le rêve puis dans le cauchemar.
Bercy est assez incroyable pour tout ça. On arrive à y trouver une sorte d’intimité.
C’est très important la salle, et celle-ci est vraiment faite pour le rock. Elle n’est pas inhumaine contrairement à ce qu’on pourrait croire. C’est une salle que j’arrive à maîtriser. Mais c’est un réel challenge technique. Même si au Vietnam, c’était déjà assez compliqué… Là, ça l’est encore plus. Ce concert demande un gros travail des équipes techniques pour mélanger électrique et symphonique.
A Hanoï, les Vietnamiens ont joué pour 600 personnes, ici ils vont jouer devant 17 000. C’est autre chose. Ils sont un peu plus anxieux. C’est à l’arrache mais c’est ça qui est bien.
On peut alors s’attendre à tout, ça peut passer, ça peut casser…

Les grands médias laissent désormais l’impression de penser que le très controversé Indochine est devenu culte. Que s’est-il-passé?
Avec ces versions symphoniques, on a même eu droit aux honneurs de Radio Classique. C’est bien qu’une radio comme celle-là s’ouvre à des groupes comme nous, à la musique de films et à des choses nouvelles.
Quant au Grand Journal de Canal+, Denisot m’a dit qu’il trouvait Hanoï excellent, c’était nouveau pour nous, c’est vrai.
Mais nous ne sommes toujours pas dans les petits papiers de la presse comme Télérama et Libération. Mais ça ne nous manque pas. Qu’un groupe de rock puisse réaliser une tournée comme celle-ci sans partenaires, sans radio, sans télé, sans sponsors sans rien… ! Le public est là derrière. C’est assez digne, c’est important pour moi.
Je ne veux pas faire anti-medias à mort, mais les gens sont venus d’eux-mêmes.
Notre seule promo a été faite par affiches, Internet et Myspace, maison de disques et les gens qui aiment Indochine dans les médias. Nous n’avons pas procédé à de promo offensive. Dans une période de galvaudage, d’opportunisme, c’est plutôt honorifique. Aujourd’hui ça se sait qu’Indo remplit. Ça ne fait plus rire personne.

Dancetaria,
on en a parlé… Peut-être plus par compassion, suite à la mort de Stéphane mon frère. Sur Paradize, les médias ont commencé à revenir vers nous, mais tout en disant que notre «retour» était seulement dû au succès de J’ai demandé à la lune, composé par Mickey3D. Cette fois-ci, avec Alice & June, nous avons rempli sur nos propres titres.

Et le public vous accompagne. Depuis le début et encore plus aujourd’hui?
Alice & June est un album qui vit toujours. Des très jeunes viennent nous voir. Le public se renouvelle encore. Apparemment je suis une des seules personnes qui leur parle comme ils veulent l’entendre.


Indochine à Bercy en 2006. (D.R.)

Le nombre de gens qui reviennent plusieurs fois est aussi assez incroyable. C’est que le spectacle doit être bon quelque part (rires). Les places se vendent même au marché noir à des prix prohibitifs que l’on ne peut pas contrôler… Nous n’aimons pas ça, et nous nous sommes battus pour que la place ne dépasse pas 33 euros en billetterie. Faire le prix des places au-delà de 40 euros c’est scandaleux. Je veux surtout respecter le public. Ce ne sont pas des paroles en l’air.
Mais cette frustration de manque de places engendre une envie qui nous plaît.
Cette tournée se clôturera et tout redémarra à zéro. Ça sera sans doute un moment d’émotions assez intense.


Le DVD Live filmé à Lille est prévu pour octobre/novembre 2007.
Pas trop dur de refaire un DVD live après le succès du 3.6.3, devenu mythique ?

Electrastar (3.6.3)

Ce DVD ne sera pas du tout réalisé de la même manière. On a souhaité quelque chose de nouveau justement. Là, on est en train de le monter. On derush.
Nous souhaitons qu’on se sente à l’intérieur de ce jardin, de cet univers. Peu de plans de public, beaucoup de gros plans… Et nos films de scène prennent une place importante.
Il y aura toutes les vidéos visionnables en intégralité en multi-angle.

La version live de Crash me sera le prochain single. Il sortira en octobre 2007 pour le lancement du  C’est une chanson que j’aimais moins au début, et que nous avons totalement redécouverte en concert.  La vidéo qui accompagne ce titre sur scène est un mélange de Thelma et Louise transposé sur Alice & June. Moi je conduis une petite voiture à Belle-Île. Les réactions du public ont été incroyables et notre public se trompe rarement. 


Et le prochain album ?

Je le voudrais extraordinaire. Plus naturel, plus réel. Le nouvel Indochine est là peut-être… Je ne peux pas du tout dire aujourd’hui à quoi ressemblera ce disque, mais il sera sûrement plus brut, avec un peu moins de guitares. Il n’y a pas de morceaux composés pour l’instant. Il y a des idées.
Que l’on fasse un peu moins rock, c’est possible. Mais on ne va pas rentrer dans la chanson française, attention. Une phase nouvelle, plus naturelle, moins glam peut-être. C’est pour dans deux ans, fin 2008.
Tout redémarre à zéro avec un nouvel album. Je n’ai jamais fait un album qui ne me plaisait pas, ni fait un concert que je n’avais pas envie de faire. C’est aussi une réponse à notre longévité.


On entend dire qu’Indochine ne tournera plus après ? Qu’en est-il ?

Ce qui nous arrive est tellement extraordinaire et luxueux dans ce
monde. Je suis parfois épuisé de ces tournées. Mais se plaindre est
un peu déplacé.


Indochine. (D.R.)

Aujourd’hui une nouvelle tournée c’est inprogrammable. Dire que c’est la dernière grosse tournée oui. Les derniers concerts non.
Est-ce que je serai toujours en forme ? Je travaille pour ça. Je n’en sais rien.
Je préfère être dans cette position que faire mes adieux. Mes adieux ne seront jamais publics. Il n’y a pas d’adieux à faire. Ma vie c’est Indochine comme l’a très bien écrit Jean-Louis Murat. Ou alors ce sera une petite disparition… Un peu comme Salinger

Toi, quelles sont tes envies aujourd’hui pour Indochine ?
Moi j’ai envie encore d’écrire des bonnes chansons, des bons morceaux. Aujourd’hui je suis encore un éternel insatisfait. Je suis fier de tout ce que l’on a fait. Je n’ai absolument aucun regret. Je n’ai pas envie de me dire c’est bon, c’est fini. Je suis toujours à la recherche de l’ultime mélodie. Ou du texte ultime qui fasse que quelque chose se passe encore.
Nous avons eu un parcours tellement irrationnel. Il y a encore une part d’inattendu énorme et ça me plaît beaucoup. L’inattendu peut-être me caractérise.


Nicola Sirkis à Hanoï. (D.R.)

Indochine sur le web :
Site officiel : www.indo.fr
Myspace : www.myspace.com/indochineofficial

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Je suis rentré déçu de Kaiser Chiefs

Par Alexis Danjon

Le dur verdict du deuxième album. La plupart des groupes de new brit pop sortent en ce début d’année leur second opus. Certains selon moi s’en sortent bien, comme les Arctic Monkeys et leur Favourite Worst Nightmare, d’autres à peu près, comme The Rakes avec Ten New Messages, d’autres pas du tout.
Kaiser Chiefs fait partie de cette catégorie. Après un très bon premier album, Employment sorti en mars 2005 sur lequel se trouve le divinatoire I Predict a Riot écrit quelques mois avant les émeutes françaises de novembre 2005. La bande à Ricky Wilson, le chanteur, devait réussir un tour de force avec leur deuxième album Yours Truly, Angry Mob. Ce qu’ils n’ont pas fait.

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Pendant leur concert au Trabendo, le 8 mai 2007 à Paris, j’ai été déboussolé. J’avais déjà eu ce sentiment le mois dernier pendant le concert des Rakes. J’avais l’impression de voir deux groupes différents sur scène en fonction des chansons. Mais deux bons groupes, un pêchu qui jouait le premier album, l’autre plus sobre pour le second.
Avec les Kaiser Chiefs, le constat est plus édifiant. Là encore, j’ai l’impression de voir deux groupes, mais un premier groupe excellent, jouant les titres du premier album, comme Oh my God ou Everyday I Love You Less and Less, puis, une deuxième formation d’un rare médiocrité. Même l’attitude du chanteur change entre les deux albums. Enthousiaste, bondissant lorsqu’il joue Employment, et peu concerné lorsqu’il joue le petit dernier. Après leur petite heure de concert, je suis rentré, déçu. Pressé d’écouter les Londoniens de Good Shoes pour me réconcilier avec la brit pop.

Putain

No comment…

The Rakes dansent around the rock

Par Alexis Danjon

The Rakes étaient à l’Elysée Montmartre samedi 21 avril et sont en tournée en France : le 25/04 à Lyon, le 26/04 à Dijon et le 27/04 à Lille.

The Rakes, groupe de rock anglais dont le premier album Capture/Release a été élu disque de l’année 2005 par Libération, sont en France ce mois-ci.
Ils étaient en concert ce samedi 21 avril à l’Elysée Montmartre (Paris) pour défendre leur second opus en live, sorti en mars 2007: Ten New Messages.

A la veille du premier tour de l’élection, rien de tel qu’un concert rock pour se relaxer voire se défouler. Après la très bonne première partie des Londoniens Good Shoes, les Rakes font leur entrée. Jean cigarette et tee-shirt blanc, Alan Donohe, le chanteur, est en pleine forme. Les cinq Anglais commencent leur concert par Retreat, une chanson extraite de leur premier album. Et Donohe s’envole ! Il chante et danse pendant plus d’une heure, éclipsant complètement ses camarades. La technique de danse de Donohe est incroyable: savoureux mélange des années 80 et de Mick Jagger.

Ils jouent leurs deux albums avec un extra: leur reprise du Poinçonneur des Lilas de Gainsbourg devenue Just a Man with A job. «Sorry Mister Gainsbourg» ajoute Donohe.
Avant-dernière chanson : Open Book, la chanson utilisée par Canalsat dans ses pubs, est reprise façon Yaourt par la salle. The Rakes terminent avec The world was a mess but his hair was perfect, la première chanson de leur dernier album.

Incontournables Eurockéennes

Eurockéennes de Belfort 07
Du 29 juin au 1er juillet.

Le plus grand festival de début d’été vient de livrer sa programmation et ouah ! Encore encore !

Ne décevant jamais leur public fidèle et grandissant, les Eurockéennes de Belfort savent chaque année aller chercher les formations musicales incontournables les plus courtisées du moment, et les artistes indépendants les plus convoités.

Ainsi, le retour du roi gothique Marilyn Manson passera par Belfort avec (entre autres) les Montréalais authentico-avangardistes d’Arcade Fire, les Suédois garage-rockeurs en costard de The Hives et les Américains de The Queens of the Stone Age.

Une programmation rock au sens varié et élargi du terme (jusqu’au folk, l’électro, le hip hop et la chanson)… Sans en perdre aucune de ses richesses.

Quelques autres groupes :

Juliette and the Licks (Rock stoogien / US)
Punish yourself (Cyber indus gothic glamourous punk / Fr)
Antony & the Johnsons (Strange Folk / US)
Stuck in the sound(Pop-Rock / Fr)
The youg gods vs Dälek ( Indus / Suisse-US)

Le reste de la programmation sur le site des Eurocks.

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Mass Hysteria «Kill The Hype»

Le groupe de rock-métal français a sorti le 10 avril 2007 son cinquième album: Une somme de détails.

Un disque en très bonne continuité avec De cercles en cercles (2001), toujours plus cool que l’album-école Contraddiction (1999) qui les avait placés parmi les plus grosses formations françaises et marqué le métal hexagonal durant la dernière décennie.

Mass, mélange toujours samples électroniques et riffs de guitares métal sur-saturées. Mais Une somme de détails voit arriver pour la première fois de manière assez forte des mélodies plus rock, semblables à certains plans de groupes comme Muse.

La voix de Mouss le chanteur est légèrement surmixée ce qui repousse les fanatiques de métal de la première heure, mais qui rend les Mass plus accessibles au grand public.
Les textes sont toujours plus ou moins engagés, Mass Hysteria se bat pour la vie, contre les inégalités et comme le dit bien Kill The Hype un de ses derniers titres, contre la récente ascension des groupes pistonnés-branchés parisiens .

Pour moi, qui n’accroche pas plus que cela à ce genre de disque, c’est sur scène que ça se passe.
Là… Mass est unique. Je les avais déjà vus sur le X-Festival de Nicola Sirkis il y a quelques années et j’avais pris une grande claque.

Mass Hysteria, c’est le mur du son qui te saute à la tête. Un mur de guitare surpuissant, très impressionnant que seuls quelques énormes productions indus US ou allemandes arrivent à reproduire sur scène.
En revanche, les nouveaux titres de Mass explosent moins en live que les précédents mais peut-être est-ce juste une histoire de temps et de répétitions.

Le groupe fait toujours hocher les têtes en rythme (voir vidéo ci-dessous), pour preuve le 10 avril dernier pour leur premier retour sur scène depuis juillet 2006. J’ai même cru que le sol du Nouveau Casino de Paris allait craquer sous mes pieds.

 

 

Manu, la chanteuse de l’ancien groupe Dolly, est venue le temps d’un duo partager cette scène pour interpréter Briller pour toi composé en hommage à Micka de Dolly disparu le 25 mai 2005.
Un moment très chargé en émotions… ça faisait longtemps que Manu n’était pas remontée sur scène, et ça fait du bien de la voir chanter avec «les garçons» comme elle dit.

 

En fin de set, tous le monde est incité à venir dancefloorer sur
scène : Hystérie collective, le retour de Mass a fait son
effet.
 

Mass Hysteria, Une somme de détails, Athome - 2007
Mass Hysteria sur Myspace : myspace.com/masshysteriaofficial

Photos et vidéos GSM : Antoine Daccord

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Le dernier Nine Inch Nails en écoute sur le web

Album >> "Year Zero", Nine Inch Nails, dans les bacs le 17 avril 2007

Nine Inch Nails (NIN) le groupe de rock industriel le plus connu au monde sort "Year Zero" le 17 avril prochain. Chacun de leurs albums est un événement. Ce dernier n’échappe pas à la règle.

L’album est en écoute dans son intégralité sur le Myspace du groupe.

Je reviendrai dessus une fois que je l’aurai dans les mains, mais il semblerait que cet opus réconcilie déjà tous les auditeurs de NIN. Les plus accros avaient été déçus par la "popisation" de "With teeth", l’avant dernier bébé.

>> nin.com

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La « fucking princess » d’Avril

Avril Lavigne en concert exclusif sur Europe2 TV le 12 avril 2007 à 22h30
Nouvel album « The best damn thing » le 16 avril 2007


Avril Lavigne au Trabendo (Paris). Mars 2007. (Photo : Charlotte SCHOUSBOE/EUROPE 2 TV)

Oui je suis allé voir Avril Lavigne, et alors ?! Oui, c’est ultra commercial, oui c’est plutôt pour ma petite sœur que pour moi. Mais la jeune (23 ans) belle et blonde Canadienne en concert exclusif en France, avant la tournée officielle, ça ne se refuse pas. Elle est très douée, le concert est coloré et rythmé, elle s’exprime dans un chant d’une rare perfection et ses musiciens arrachent leurs guitares avec une précision punk US de la nouvelle heure. C’est un show à l’américaine, rien ne déborde, pas une fausse note. Impressionnant. C’est propre, sûrement trop. Un formatage qui aseptise les mélodies sympathiques qu’Avril défend elle-même.

Malgré tout, la chanteuse arrive à transmettre quelque chose d’unique même si son récent mimétisme de Gwen Stephani ou Pink lui ont fait perdre en originalité.
L’attitude «fucking princess», comme elle le dit dans son single Girlfriend, coquette et rebelle qui peut s’habiller en rose et cracher par terre, ça marche.

Ainsi, avril sera sans aucun doute son mois, 2007 sûrement son année. Après le succès international et indiscutable de ses deux premiers albums (plus de 20 millions d’exemplaires vendus), elle sort The best damn thing qui vient s’ancrer parfaitement dans la tendance teenage-néo-émo  (oui il faut bien trouver des mots !).


Avril Lavigne et son groupe au Trabendo (Paris). Mars 2007. (Photo : Charlotte SCHOUSBOE/EUROPE 2 TV)

Pied de micro rose fluo, batterie à paillettes, nouveau logo tête de mort, damiers noir et blanc, tous les codes de la grande vague rock commerciale américaine sont utilisés.
Ce n’est pas nouveau pour Avril Ramona Lavigne, épouse Deryck Whibley, le chanteur du groupe de Punk Rock canadien Sum 41, depuis le 15 juillet 2006. En effet, son premier disque Let go (2002) réussit déjà à l’installer comme un emblème du skate-punk moderne (le grand frère de l’émo d’aujourd’hui). Puis, avec ses yeux soulignés de noirs Under my skin (2004), plus rock, plus sombre (pendant un court instant où le rock médiatisé eut des relents gothiques), elle élargit son public.

Aujourd’hui l’émo est le mariage de ces deux genres. Une fusion du punk à roulettes, des pokémon-gothiques et de la Star Academy. Avril Lavigne incarne tout ça. The best damn thing devrait tout logiquement trouver son public et couronner la princesse.

http://www.myspace.com/avrillavigne

http://www.avrillavigne.com/

 

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Make Believe pour se réconcilier avec l’emo

Make Believe au Batofar – samedi 17 mars – Paris

Photo : D.R.

Dans les années 90, les premiers groupes à allier innocence pop et énergie punk rock US ont donné naissance à la vague la plus reconnue du mouvement émo, travesti aujourd’hui par de nombreux groupes de supermarché qui ont mélangé le trip Star Ac avec la pop-punk californienne pour teenagers.

À l’époque, certains ont cartonné (Weezer, The Get Up Kids) et d’autres ont tracé une route plus underground mais très reconnue par le public émo.

Les membres de Make Believe ont justement joué dans tant de formations émo essentielles comme Cap’n Jazz, American Football, Owls et Joan Of Arc.

Ils reviennent aujourd’hui avec un nouveau groupe assez inventif qui vient expérimenter la noise et des climats tantôt post rock tantôt sucrés.

Joueront avec eux Pit er Pat, pour une pop indie et bancale, et Epileptic qui pratique depuis plusieurs années un indie rock flamboyant qui fait se croiser influences Washington D.C, new wave et mélancolie blues folk.

Make Believe + Pit er Pat + Epileptic + Picore
Batofar, Paris
Samedi 17 mars, 19h
10 euros en prévente / 12 euros sur place

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Les papys cow-boys dans la ville

Mardi 13 mars – Nouveau Casino – Paris
Mercredi 14 mars – Le grand mix – Tourcoing

Après avoir agité le Woodstock Boogie Bar hier soir à Limoges et le Mars attack dimanche à Angoulême, les country boys de Supersuckers remettent ça au Nouveau Casino de Paris le mardi 13 mars 2007.

The Supersuckers au Woodstock Boogie Bar, le 12 mars 2007, Limoges. LAURENT LAGARDE. Mail: lroro13@wanadoo.fr

Bon, d’après les organisateurs de Limoges ils ont pris un gros coup de vieux. Ils ne tournent plus les potars leurs amplis à lampes au maximum et mettent du temps à chauffer, comme pour démarrer un vieux diesel américain.

Mais ils sont toujours en vie! Avec leurs chapeaux texans, lanières et santiags, ils continuent à balancer leurs énormes riffs de guitares. Et comme un vieux diesel américain lancé sur la Road66, on ne peut plus les arrêter.

Les papys cow-boys aux influences garage punk de Tucson -Eddie Spaghetti à la basse et au chant, Rontrose Heathman et Dan "Thunder" Bolton aux guitares et Dusty, à la batterie- enchainent depuis 1988 les tournées et les albums selon leur mode de vie : « Try to make your life a little better through the Evil Powers Of Rock-n-Roll » et s’offrent ainsi une envergure de groupe culte.

Supersuckers, autoproclamé avec dérision « the greatest rock-n-roll band in the world » a partagé d’énormes affiches avec Mudhoney, Ramones, Motörhead, Bad Religion ou Pearl Jam

La première partie est assurée par Hell’s Crack, combo Rock’n’Roll nantais ayant joué en première partie des Nashville Pussy et Dr Feelgood.

La France is burning!

SUPERSUCKERS / HELL’S CRACK
Prix : 16 euros en pré vente, 19 euros sur place
Nouveau Casino 109, rue Oberkampf
75011 Paris
Tél : 01.43.57.57.40
Métro : Oberkampf, Parmentier ou Saint Maur

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