Avril Lavigne en concert exclusif sur Europe2 TV le 12 avril 2007 à 22h30
Nouvel album « The best damn thing » le 16 avril 2007

Avril Lavigne au Trabendo (Paris). Mars 2007. (Photo : Charlotte SCHOUSBOE/EUROPE 2 TV)
Oui je suis allé voir Avril Lavigne, et alors ?! Oui, c’est ultra commercial, oui c’est plutôt pour ma petite sœur que pour moi. Mais la jeune (23 ans) belle et blonde Canadienne en concert exclusif en France, avant la tournée officielle, ça ne se refuse pas. Elle est très douée, le concert est coloré et rythmé, elle s’exprime dans un chant d’une rare perfection et ses musiciens arrachent leurs guitares avec une précision punk US de la nouvelle heure. C’est un show à l’américaine, rien ne déborde, pas une fausse note. Impressionnant. C’est propre, sûrement trop. Un formatage qui aseptise les mélodies sympathiques qu’Avril défend elle-même.
Malgré tout, la chanteuse arrive à transmettre quelque chose d’unique même si son récent mimétisme de Gwen Stephani ou Pink lui ont fait perdre en originalité.
L’attitude «fucking princess», comme elle le dit dans son single Girlfriend, coquette et rebelle qui peut s’habiller en rose et cracher par terre, ça marche.
Ainsi, avril sera sans aucun doute son mois, 2007 sûrement son année. Après le succès international et indiscutable de ses deux premiers albums (plus de 20 millions d’exemplaires vendus), elle sort The best damn thing qui vient s’ancrer parfaitement dans la tendance teenage-néo-émo (oui il faut bien trouver des mots !).

Avril Lavigne et son groupe au Trabendo (Paris). Mars 2007. (Photo : Charlotte SCHOUSBOE/EUROPE 2 TV)
Pied de micro rose fluo, batterie à paillettes, nouveau logo tête de mort, damiers noir et blanc, tous les codes de la grande vague rock commerciale américaine sont utilisés.
Ce n’est pas nouveau pour Avril Ramona Lavigne, épouse Deryck Whibley, le chanteur du groupe de Punk Rock canadien Sum 41, depuis le 15 juillet 2006. En effet, son premier disque Let go (2002) réussit déjà à l’installer comme un emblème du skate-punk moderne (le grand frère de l’émo d’aujourd’hui). Puis, avec ses yeux soulignés de noirs Under my skin (2004), plus rock, plus sombre (pendant un court instant où le rock médiatisé eut des relents gothiques), elle élargit son public.
Aujourd’hui l’émo est le mariage de ces deux genres. Une fusion du punk à roulettes, des pokémon-gothiques et de la Star Academy. Avril Lavigne incarne tout ça. The best damn thing devrait tout logiquement trouver son public et couronner la princesse.
http://www.myspace.com/avrillavigne
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